dimanche, 21 octobre 2007
La mission de Véronique (DNA 21/10/2007)
Véronique Weissbach est pasteur depuis 17 ans. Originaire de Diemeringen, en Alsace Bossue, elle a beaucoup sillonné les paroisses protestantes du Bas-Rhin, mais jamais elle ne s'est sentie accueillie comme au Neuhof-Stockfeld.
Véronique Weissbach se réjouit de l'enthousiasme de ses nouveaux paroissiens : « Beaucoup de personnes, après le culte d'installation, dans la rue, m'ont dit : bienvenue, bienvenue chez nous ! J'avais toujours été bien accueillie partout, mais jamais avec un tel élan. »
Son collègue catholique lui avait dit : « Vous verrez, ici, les gens vous aiment ! » Depuis un an, il n'y avait plus de pasteur permanent au Stockfeld. La grande attente des gens était d'avoir à nouveau un pasteur à eux. Véronique Weissbach avait elle aussi une attente : un poste plus stable que les précédents... « Au bout d'un moment, on se fatigue des déménagements. » C'est peut-être la bonne rencontre !
Avant toute chose, la nouvelle pasteure veut faire connaissance avec ses paroissiens. « Je n'ai pas de projets particuliers. Je pense que ce qui se fait dans une paroisse n'est pas transposable dans une autre. Il est indispensable de prendre un temps d'analyse. »
Dans une paroisse où il y aurait beaucoup d'intellectuels, elle créerait des cercles de réflexion et de lecture théologique. Ailleurs, elle lancerait des actions sociales. Où qu'elle soit, Véronique Weissbach veut répondre à l'attente et aux besoins.
Sans angoisse, sans agitation et sans se tromper de cible. Elle dit avec le sourire : « J'ai un jour été ordonnée pasteur luthérien et la mission qu'on m'a confiée, c'était d'annoncer l'Évangile. C'est ça mon travail. »
La question fondamentale qu'elle se pose : quelle est ma place dans l'Église, quelle est ma spécificité ? « Ce n'est pas de travailler à la pérennité de l'Église. Ce n'est qu'une institution. On n'est pas là pour faire du chiffre. J'ai des collègues que ça angoisse, moi pas. Notre travail, c'est d'annoncer l'Évangile, un point, un trait. »
Elle parle de son rôle de pasteur comme d'une profession. « J'ai choisi mon métier comme n'importe qui choisit un métier. Je n'ai pas entendu de voix intérieure. Et ce n'est pas parce que je travaille dans le religieux que je servirai Dieu mieux que quelqu'un d'autre. Nous pensons que chaque chrétien est appelé à servir Dieu là où il est. »
Roger Wiltz
14:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Bonjour Véronique et bienvenue dans "mon" ancienne paroisse ! Je te souhaite beaucoup de bonnes choses !
C'est vrai que les NeuhofStockfeldois sont sympas. Un formidable terreau associatif impliqué pour l'image et le bien-être des personnes du quartier !
Et la paroisse a vu beaucoup de pasteurs différents : les paroissiens sont ouverts à tout ! Ici, on aime bien que les gens soient proches d'eux, que les liens protestants-catholiques soient entretenus, que les fêtes soient belles ! Vive le Neuhof-Stockfeld ! ML
Ecrit par : Martine L | dimanche, 21 octobre 2007
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